SOPHRONISATION DE BASE

  • Relaxation physique
  • Relaxation mentale
  • Désophronisation

Cette méthode de relaxation statique  peut se pratiquer dans n’importe quelle position mais il est préférable, pour commencer, de s’installer confortablement en position allongée ou, tout au moins, dans un fauteuil ou sur une chaise.

Relaxation physique

Après une ou deux respirations amples, il est conseillé de fermer les yeux afin d’éliminer les stimulations optiques et de permettre la concentration sur le corps. Cette concentration, nécessaire, peut être encore affinée grâce aux perceptions ressenties au niveau des points d’appui: la nuque, le dos, les fessiers, les jambes et les pieds, en essayant de délimiter, aussi exactement que possible les surfaces d’appui, tout en essayant de laisser aller le corps à son propre poids, à la pesanteur.

Il faut ensuite détailler cette relaxation globale, segment par segment, en commençant par le visage qui est une zone assez difficile à détendre étant donné le masque, l’attitude, l’apparence qu’il incarne.

Il est utile donc d’essayer de détailler au maximum les différentes parties du visage afin d’améliorer la concentration qui supprimera, peu à peu les pensées parasites. La fixation de l’attention sur le front permettra de laisser aller, de détendre cette zone du « soucis» en décontractant la racine des cheveux, au niveau du cuir chevelu, les tempes, les sourcils, la racine même du nez. Au fur et à mesure de la détente de la peau et des muscles du front, il faut essayer de percevoir les différentes modifications, aussi fines soient-elles, émanant de cette région sur laquelle toute l’attention est portée. Puis progressivement l’attention se promène sur les paupières qui peuvent battre imperceptiblement, les joues, qu’il faut essayer de laisser aller tout en ressentant les perceptions, les mâchoires, souvent crispées, serrées, et dont la détente aménera vite une sensation de mieux être. Il ne faut pas avoir peur d’abandonner toute attitude de « représentation » et si, par exemple, la bouche s’entr’ouvre du fait de la détente des muscles maxillaires, il n’y a qu’à la laisser faire, en détendant même l’intérieur de la bouche et notamment la langue.

On peut ensuite passer à la région du cou, de la nuque, des épaules, toujours de la même façon, c’est-à-dire, en fixant bien l’attention sur cette région, en notant les points d’appui et en laissant aller les différents muscles. On note les modifications de perceptions qui apparaissent’ du fait de cette détente et aussi les perceptions ressenties au niveau des points d’appui et les réponses provoquées par le plan sur lequel on est allongé ou simplement appuyé.

Du fait même de cette concentration « minutieuse » sur le visage, le cou, la nuque, les épaules, il devient peu à peu aisé de percevoir ensuite le dos, un peu comme si on le « voyait » mentalement, et de le décontracter en relâchant progressivement les muscles des omoplates, de la colonne vertébrale, de toute la région thoracique, dorsale, de la région lombaire c’est-à-dire la charnière, les « reins ». Il ne faut pas oublier de toujours essayer de « sentir» les résultats de cette détente musculaire notamment au niveau des points d’appui et de contact, avec les vêtements par exemple.

Parallèlement à la détente du dos, se fait, presque spontanément, la détente des muscles de l’abdomen et notamment les muscles de la ceinture, de la sangle abdominale, de même que les muscles thoraciques, de la poitrine, si bien que la respiration, se fait, libre de toutes les contraintes musculaires et devient plus facile, plus libre, plus totale. Il est bon de s’en rendre compte et d’apprécier cette libération, cette impression d’amplitude et de facilité respiratoire, le ventre respirant au même rythme que la poitrine, transmettant ainsi la liberté retrouvée du diaphragme.

On porte ensuite l’attention sur les bras tels qu’ils sont, là. On essaye de les situer, de les visualiser, et, progressivement, à partir des épaules, détendues, on laisse aller les bras et les avant-bras, les mains, en essayant de « capter» les informations découlant de cette détente, notamment au niveau de la perception des points d’appui et de contact. Il peut être bon de s’attarder quelques instants sur les mains qui sont riches en messages tant au niveau des doigts (pulpe, ongles) qu’au niveau du dos et de la paume des mains. Il n’y a pas de perceptions standard: ce sont les sensations de chacun qui sont les bonnes! Il peut s’agir de sensations de pesanteur, de chaleur, de picottements, ou toute autre perception.

Pendant que les bras continuent de se détendre, on peut poursuivre la décontraction du reste du corps,

c’est-à-dire, le bassin en laissant aller les fessiers, le bas-ventre, les muscles du périnée, puis les jambes en les « abandonnant» à leur propre poids, au niveau des cuisses, des genoux, des jambes elles-mêmes et des pieds, tout en essayant toujours, d’accueillir toutes les sensations dues aux modifications du tonus musculaire.

A ce stade de la détente physique, il est possible de refaire un rapide bilan en « revoyant» mentalement le visage détendu, le cou, la nuque, les épaules, le dos, le ventre, la respiration libre, les bras, le bassin et les jambes.

Relaxation mentale

Une fois le début de la relaxation mise en route, il est possible de commencer la seconde partie de la sophronisation simple qui consiste à induire la détente mentale.

Pour cela, la meilleure façon est de se laisser tout doucement descendre comme si on s’endormait. Il suffit donc de prendre l’image de l’endormissement et de se laisser aller dans cette zone qui peut paraître plus sombre, au début, du fait de la convergence des globes oculaires vers le bas, comme si les yeux « regardaient» l’intérieur du nez. Cette impression de « descente» est tout particulièrement perçue au moment de l’expiration. On peut d’ailleurs s’aider de cette expiration pour plonger, un peu plus profondément chaque fois par paliers successifs, dans cette zone certes plus sombre, mais aussi beaucoup plus calme et où les bruits, l’agitation extérieure ne dérangent plus, au contraire, peuvent servir de point de repère permettant d’apprécier la quiétude intérieure par rapport, justement, aux bruits et à l’agitation extérieurs.

Niveau entre veille et sommeil

Dans ce niveau sophroliminal, entre la veille et le sommeil, on entre en contact plus intime avec le corps et ses perceptions, qu’il suffit d’accueillir comme venant de soi-même, découvrant et intégrant ainsi, au fur et à mesure de l’entraînement, son propre schéma corporel.

D’autre part, du point de vue psychologique, ce calme intérieur permet de dynamiser ce potentiel sous jacent de maîtrise de soi, de lucidité, en augmentant le champ de la conscience.

Désophronisation ou reprise

A la fin de l’entraînement, qui dure, en tout, une dizaine de minutes, il faut s’apprêter à reprendre tout le tonus musculaire d’activité et tout le dynamisme mental. Pour cela il suffit de respirer, profondément, une ou deux fois, en se laissant « remonter» progressivement à la surface. Puis il faut remuer les pieds, les mains et le visage en reprenant ainsi possession de ces trois points cardinaux du corps et, enfin, il faut tendre le reste du corps en s’étirant « copieusement» comme si on venait de passer une excellente nuit. Il vaut mieux n’ouvrir les yeux que lorsqu’on est certain d’avoir entièrement récupéré tout le tonus d’activité, physique et mental.

COMMENTAIRES

Cette méthode simple et naturelle, pourra être pratiquée deux fois par jour (ou plus, si cela est possible) durant une quinzaine de jours avant de passer à une autre méthode statique qui permettra un approfondissement progressif et une maîtrise de ce niveau de conscience, au bord du sommeil, amenant cette récupération, cette sérénité, cet épanouissement du potentiel sous jacent, qui, peu à peu, s’intégreront à la vie courante.

LES AUTRES METHODES DE RELAXATIONS STATIQUES

©2022 coach-angers.com  -  Mentions légales

Connectez vous avec vos identifiants

Forgot your details?